Dans sa stature de maître spirituel, le Calife Ababacar Sy, même placé dans les sépulcres de son mausolée, nous donne entière satisfaction : et cette allégeance va demeurer jusqu’à la fin des temps.
liman antamī in lam yakun bijanābihi biman aqtadī in lam yakun bi'abī bakrin
Sa prestance imposait à tous les aspirants issus de sa formation cette obligation de fidélité et d’obéissance à lui exclusivement réservée. Tenter de suivre ses traces, la vie durant, rehaussait cette adhésion factuelle.
O Disciple humant le flux pur de la Tijâniyya, confine toi dans cet espace de spiritualité à nul autre pareil. Inscris-toi dans ce cercle restreint du Bien et de la générosité. Il faudra y rester constant et heureux en voltigeant à l’instar de la gent ailée la plus joyeuse.
Se rappeler de Serigne Babacar inspire en notre physique et notre spirituel une certaine bienveillance de sa part. Et l’influence de son affabilité se déteint à la fois sur l’âme et l’esprit.
Nonobstant son absence virtuelle, ce rappel renforce en nous l’inspiration des vertus chevaleresques qu’il symbolisait. Dès lors, honore cet absent constamment présent dans l’esprit des disciples.
Imbu de valeurs prophétiques, il incarnait, sa vie durant, le statut d’envoyé au sein de la Tijâniyya. Dans ce climat de familiarité teintée de crainte révérencielle qu’il entretenait avec ses disciples filtrait la bonne guidance salvatrice.
Son éducation spirituelle, prototype de la pure spiritualité musulmane, procédait par cette dualité partagée entre l’héritage muhamadiyya et ahmadiyya .
waqānā bihi r-raḥmānu kayda ʿadūwinā wanajābihi l-'aṣḥābu min qabḍati sh-sharri
Qu’Allah, le Tout Miséricordieux, nous protège des stratagèmes de Satan, l’ennemi déclaré de l’homme et qu’Il préserve tout disciple convaincu de l’emprise du Mal.
bi'aḥamda bilmaḥmūdi bilkhātmi r-riḍá wa bilmuṣṭafá bilmuntaqá bilhudá l-badri
De par la grâce d’Ahmad dans sa dimension polysémique d’Elu privilégié, de Préféré à la fois béni et symbolisant le Sceau de la Prophétie, de la bonne guidée enclenchant la miséricorde
kafānā libāsa l-khayri an kāna ʿahduhu ladaynā thanīyan fī libāsin mina l-khayri
Allah nous a octroyé un Maître spirituel qui a su nous enrôler opportunément dans un firmament idéal. Le pacte d’allégeance que nous avions signé avec lui nous a servi de mamelle sevrant tout disciple
Et comme à l’accoutumée, tous les objectifs fixés par ce Khalif d’Ahmad Ibn Mahammad At Tijânî ont été atteints. Il revient de droit à tous les condisciples d’en être entièrement reconnaissants.
Face à son altruisme béat, les aspirants à la perfection ont tendance à se passer de leur libéralité. Son indulgence par rapport aux croyants aurait tendance à les clouer au pilori.
Ô dépositaire de faveurs et privilèges, le pacte d’allégeance qui nous lie à vous est effectivement éternel. Dès lors, le souvenir que nous gardons de vous restera indélébile.